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 L'amour est sans fin

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AuteurMessage
Furi0us_V1s0n



Messages : 2
Date d'inscription : 20/11/2012

MessageSujet: L'amour est sans fin   Jeu 6 Fév - 15:45

Titre original : L'amour est sans fin (Court-métrage)
Réalisateur : Radhanath Gagnon
Année : 2003
Genre : Tout est bon dans l'oignon (Catégorie : Drame)
Durée : 4:29
Lien : https://archive.org/details/amour_sans_fin




Chronique



Résumé :
Un homme reçoit la visite d'une étrange vendeuse d'oignons qui prétend être la mère de son enfant. Ensuite ils pètent un câble.

Chronique :
Nous partons aujourd'hui à la découverte du Québec, avec ce court-métrage de Radhanath Gagnon. Il faut savoir que cette oeuvre s'inscrit dans le mouvement Kino, mouvement cinématographique en grande partie amateur qui a originé au Québec. 

N'empêche, entre le Roi Heenok, le Kino, Johnny Crying (AS-TU VU CES BELLES QUENOUILLES ?!?), Philippe Lalanne et tant d'autres incompris du web québequois, le Québec ne serait-il pas la terre promise du nanar amateur ? L'avenir nous le dira.


Bref, revenons à la chronique.

Le film commence par de profondes considérations philosophiques, faisant réfléchir le spectateur et attirant son attention sur les thèmes fondamentaux qui ne manqueront pas d'être abordés par la suite... Ou pas.



Radhanath Gagnon introduit ici la notion de dualité palpable-intemporel, fondamentale pour la compréhension de notre univers.

Dans la première scène, on assiste à l'arrivée de la vendeuse d'oignon qui remonte l'allée d'une maison. Une scène poignante filmée dans un décor saisissant, servie par une comédienne au meilleur de sa forme. La démarche titubante et le regard hagard de cette femme rappelle la marche inexorable du destin, pour qui nous ne sommes au final que de vulgaires poupées.


Aah le Québec, ses paysages enneigés, ses habitants chaleureux...

La femme sonne à la porte, et c'est un homme pour le moins étonné qui lui répond.


"Mais qu'est-ce que c'est que ce truc...?"


On assiste ensuite au premier dialogue du film, d'une profondeur et d'une pertinence inouïe : 

"Qu-qu'est ce que je peux faire pour vous madame ?"
"Vous voulez bien m'acheter des trucs ?"


Magnifique.

L'homme, s'apercevant de la tenue légère de sa visiteuse, l'invite alors à venir se réchauffer à l'intérieur. Oui, cela ressemble beaucoup à la scène d'exposition d'un mauvais porno.


Notez la présence de décorations de Noël, rappelant
à nous le thème de la nativité. Marie était-elle une 
vendeuse d'oignons ? allez savoir...

Les deux protagonistes se dirigent alors vers la cuisine. S'ensuit alors un autre dialogue d'une finesse rare, ou la femme annonce vendre des oignons.

Notez la technique de vente bien rodée.

Ensuite elle nous dit qu'en fait ces oignons sont pour son fils Frédéric. Alors ils sont à vendre ou pas ? Le spectateur est confus, et l'autre protagoniste aussi.


Qu'est ce que je fais là... ?

Et là, c'est LA révélation. Le père de Frédéric est en fait l'homme en noir ! (oui, on ne sait toujours pas leur nom).


Mais c'est vous !

L'homme en noir, de plus en plus incrédule, fait remarquer à la vendeuse d'oignons qu'il serait peut-être temps qu'elle accouche, car apparemment la conception de leur enfant remonte à 16 ans (je vous avais dit que c'était un porno !).

Le ton monte, et Gagnon nous régale de dialogues authentiques d'une rare finesse : 

"Ne vous fâchez pas je vous en prie ! Je l'ai porté pendant 16 ans, putain de merde."
"Vous avez porté un enfant pendant 16 ans ? Et là vous vendez des foutus oignons ?"
"Mais si !"
"Mais mangez-les vos oignons !"


Du grand art.

A partir de là, c'est n'importe quoi. Les acteurs deviennent fous, le scénariste devient fou, le monteur devient fou, le spectateur devient fou, le monde devient fou. Les comédiens de roulent au sol. se tirent les cheveux, se mordent. 


Les comédiens abandonnent et donnent libre cours à leur rage d'être dans ce film.

Après une crise de folie du monteur, le film se clôt sur une considération philosophique tout aussi obscure que la première.


On ne voit vraiment pas ou le réalisateur veut en venir.
Peut-être est-ce un appel à l'aide ?


En conclusion nous avons là un film d'auteur, mais nanar tout de même dans le fond et la forme. Les acteurs sont très mauvais et les dialogues mal interprétés, bref du très bon nanar. Le fait que l'action se passe au Québec ajoute une touche d'exotisme bienvenue.


Note des membres:
Furi0us_V1s0n: 4.5
Chan_Yukijo: 3.75
ButcherBucker: 4

___________________________________________________________________

Autour du film:
Sarianne Cormier, alias la vendeuse d’oignon est devenu une actrice de carrière après avoir été diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2006. Elle a d'abord joué dans une série puis dans plusieurs long-métrages reconnus au Canada dont "L'affaire Dumont":





(Photo de 2013)

Comme quoi...

Source: Rvcq
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